Marathon du Lac d’Annecy

Ce 22 avril 2018, j’ai participé à mon premier marathon. D’après ma montre, j’ai mis 4h03. Mon objectif initial était de le faire en moins de 4h00. Mais, sur la fin de la course, mon objectif était simplement de le terminer ! J’ai en effet expérimenté le fameux « mur des 30 km » où les jambes durcissent et mettre un pied devant l’autre devient une épreuve en soi. Je suis sans doute parti un peu trop vite, derrière le fanion 3h45. Les 16 premiers kilomètres ont été un plaisir. Puis j’ai légèrement décroché. Jusqu’au « mur » dont je viens de parler. Il faut dire que je me suis entraîné un peu en dilettante, avec seulement deux sorties par semaine. Parfois je remplaçais la course à pieds par du vélo. Mais les plans d’entraînements avec 3 ou 4 sorties hebdomadaires sont de nature à me dégoûter du running !

J’ai quand même terminé 1410ème sur 2727 au classement général et 230ème sur 460 dans ma catégorie : juste au milieu. Bref, je suis content !

Bernanos, Journal d’un curé de campagne

J’ai terminé la lecture d’un livre « culte » – c’est le cas de le dire – de Georges Bernanos : Journal d’un curé de campagne. Pour apprécier cet ouvrage, il faut un minimum de culture religieuse et de disponibilité intellectuelle. Ce n’est pas un roman d’aventure mais le récit introspectif d’un prêtre. Paru en 1936, il est reconnu comme une œuvre majeure du 20ème siècle. Dans la suite, je vais révéler quelques éléments clés de l’intrigue alors n’allez pas plus loin si vous avez envie de le découvrir.

J’ai eu un peu de mal à me plonger dedans. J’ai dû persévérer sur le premier tiers du livre avant d’accrocher, comme on dit. La forme y est peut-être pour quelque chose : il s’agit d’un journal, sans chapitres ni véritables césures dans le fil des réflexions. Le jeune prêtre se pose beaucoup de questions, il n’est pas sûr de lui et semble craindre le jugement des gens. C’est parfois un peu excessif et l’on aimerait que sa foi lui donne plus d’assurance. L’intérêt de l’ouvrage réside dans les réflexions échangées entre le jeune prêtre et ses supérieurs qui ont une longue expérience de la vie. Vers la moitié du livre, les choses se précisent : on commence à comprendre les relations entre certains personnages. Il faut dire qu’il y a un secret de famille que le prêtre finit par apprendre : en tant que confesseur, il est bien placé pour cela.

La fin me laisse cependant perplexe. J’ai cherché sur internet si d’autres personnes partagent mon avis mais je n’ai rien trouvé. Pourquoi toutes ces maladies ? Il y a d’abord la comtesse, qui meurt d’une crise cardiaque. Puis le curé apprend qu’il est atteint d’un cancer en allant consulter un médecin lui-même atteint d’une maladie incurable. Enfin, avant de mourir, il apprend que l’ami qui l’héberge est gravement malade des poumons. Tout cela est quand même un peu redondant. Peut-être l’auteur a-t-il voulu montrer l’universalité de la condition humaine.