La fin des véhicules à essence et diesel ?

Nicolas Hulot et le gouvernement ont fait un coup de comm’ à destination des citoyens soucieux d’écologie : la fin des véhicules à essence et diesel d’ici 2040. Il s’agit d’une annonce complètement gratuite car l’on sait très bien que ce n’est pas le gouvernement qui peut décider de ce genre de chose.

La technologie s’impose à nous : elle ne connaît pas de frontière. Les inventions se répandent selon leur utilité sans que les Etats aient vraiment le pouvoir de les stopper. Imagine-t-on qu’un pays ait pu refuser le train ou l’automobile ? Ou bien internet et les smartphones ? Il y a déjà eu des tentatives politiques, en France, d’orienter la technologie : souvenez-vous de la télématique dans les années 1980. Nos gouvernants se gargarisaient d’être en avance sur le reste du monde. Et puis, dans les années 1990, internet s’est imposé. Et les minitels sont entrés au musée.

Les politiques nous répètent que la France ne peut pas vivre isolée du reste du monde, avec sa propre monnaie et un contrôle de ses frontières. Ces propositions sont pourtant réalistes et relèvent bien des prérogatives des Etats. Comment croire ces mêmes politiques quand ils prétendent imposer une révolution technologique limitée à notre territoire ?

Je ne sais pas ce que sera l’avenir de l’automobile en 2040 : essence, diesel, électrique ou autre moyen de locomotion. En revanche, je sais que la France en 2040 sera au même niveau que les autres pays et qu’elle utilisera les mêmes technologies qui se seront imposées au niveau mondial.