Ascension au Semnoz

Ce matin, ascension au Semnoz par la route de Quintal. 1140 mètres de dénivelé en 1h32. 1h12 depuis Quintal. Pour moi, c’est un bon effort.

Au sommet du Semnoz
Au sommet du Semnoz

Reprise d’entreprise

Dans le cadre des Oséades se tenaient mercredi dernier des conférences sur la reprise d’entreprise à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat d’Annecy. De quoi s’agit-il ? Une personne qui veut devenir chef d’entreprise a le choix entre créer sa propre structure à partir de zéro ou reprendre une entreprise existante. C’est ce deuxième cas qui a été abordé.

La conférence à laquelle j’ai assisté était animée par Maud Fluttaz de la CCI de Haute-Savoie qui maîtrise parfaitement le sujet. Les étapes de la reprise ont été déroulées depuis les prémisses jusqu’à l’aboutissement du projet.

Etablir son bilan personnel : lister ses expériences et compétences, définir ses objectifs, estimer ses moyens financiers.

Identifier les cibles : Se concentrer sur un secteur d’activité sans se disperser pour rester crédible, recueillir des informations sur ce secteur en utilisant tous les canaux de recherche (réseau personnel, annonces internet, cabinets privés, la CCI, la CMA, les notaires, les avocats etc.)

Faire le montage juridique. On a le choix entre :
– la reprise de fonds de commerce (on ne reprend que l’actif),
– la reprise de titres (on reprend l’actif et le passif, c’est-à-dire les dettes éventuelles). Dans ce cas, il est préférable de faire une convention de garantie de bilan pour se protéger des mauvaises surprises pouvant apparaître après la cession.
La reprise de titres implique une continuité juridique : on conserve la structure existante. Dans le cas de la reprise de fonds de commerce, on peut créer une nouvelle entreprise.
Notons également la possibilité de la location gérance dans le cas de la reprise de fonds de commerce qui permet de s’habituer progressivement à son rôle de chef d’entreprise. Parallèlement, il existe aussi la location de parts ou d’actions, mais celle-ci est peu courante.

Diagnostiquer l’entreprise : son activité (produits, marchés, clientèle, concurrence, fournisseurs), son organisation (personnel, outil de travail, contrats), son bilan (Chiffre d’affaire, ventilation, charges principales)

Evaluer l’entreprise : Il s’agit de proposer une fourchette du prix de reprise. Se faire assister d’un expert-comptable.

Négocier : Il est important d’être assisté par de bons conseils. Un avocat et un expert-comptable vous aideront à rédiger votre lettre d’intention qui est le premier acte formalisé liant les deux parties.

Financer l’opération : Un apport personnel de 30 % en moyenne est une bonne base qui démontre votre engagement. Le reste du financement sera fourni par les emprunts.

Maîtriser la fiscalité : La reprise s’accompagne d’une taxation qu’il convient de prévoir. La reprise d’un fonds de commerce est taxée sur son prix de vente à hauteur de 3 % pour la tranche entre 23000 et 200000 euros, 5 % au-delà. La reprise de parts sociales est taxée à hauteur de 3 % au-delà de 23000 euros. La reprise de titres est elle-aussi taxée.

Aides à la reprise : On pourra consulter le site www.les-aides.fr. Citons en vrac : l’ACCRE, le dispositif NACRE, Idéclic prêts d’honneur, Idéclic transmission.

Les Oséades - Conférence sur la reprise d'entreprise
Les Oséades – Conférence sur la reprise d’entreprise

Pépinières d’entreprises

J’ai profité des Oséades organisées par, entre autres, le département, la CCI et la C2A pour me rendre aux Papeteries Image Factory à Cran-Gevrier. Il s’agit de l’une des trois pépinières d’entreprises de l’agglomération d’Annecy, les deux autres étant le Galiléo au Parc Altaïs de Chavanod et le Base camp situé à Annecy.

Comme chacun sait, les pépinières ont essentiellement pour vocation d’aider les créateurs d’entreprises. Pour celà, les candidats doivent respecter certains critères :
– avoir un projet d’entreprise ou une entreprise créée depuis moins de deux ans,
– le projet doit être suffisamment viable,
– il faut un caractère innovant, remarquable, original ou à plus-value territoriale.

La sélection n’est cependant pas trop discriminante sur ce dernier point : par exemple, un créateur de site web y trouvera une place même si son activité n’a plus l’aspect innovant des débuts d’internet. Avant la création de son entreprise, il peut être utile de se rapprocher de la CCI de Haute-Savoie afin de réaliser un Business Model Canvas qui établira la viabilité du projet.

Les pépinières proposent la location des locaux avec des contrats limités dans le temps : on ne doit pas s’éterniser dans une pépinière. Par exemple, on peut louer une place dans un open-space pour 50 euros HT par mois pendant 6 mois. Un bureau de 17 m2 se loue 350 euros HT par mois pour une durée de deux ans maximum. Elles offrent des équipements partagés : salles de réunion, photocopieurs, caféteria. Elles permettent d’accéder à une aide juridique bien utile lorsqu’il s’agit de rédiger des contrats commerciaux. Enfin, un accompagnement individuel permet de faire le point sur l’avancement de son projet.

Les pépinières sont idéales pour les personnes qui ont besoin de contact. C’est un lieu de convivialité, d’échanges, de discussions avec les autres entrepreneurs. On évite ainsi le spleen du travailleur solitaire. On reçoit de bons conseils. On noue des relations fructueuses pour l’avenir.

L'open-space de la Papeterie à Cran-Gevrier
L’open-space de la Papeterie à Cran-Gevrier