Service informatique à la personne

J’ai rencontré le créateur d’une petite entreprise individuelle d’assistance informatique. Il m’a parlé des obstacles qu’il avait rencontrés. Pour ses interventions chez les particuliers, il a voulu proposer ses prestations en « services à la personne ». Ceux-ci ouvrent droit pour le client à une réduction d’impôt de 50 % du montant de la facture. C’est un argument commercial fort auprès des particuliers ! Le problème est que les conditions d’intervention sont réduites : on peut faire de la maintenance logicielle mais il est interdit de faire de la réparation matérielle. Si le technicien constate que le dysfonctionnement provient d’une barrette mémoire défectueuse, il n’a pas le droit de la changer ! Alors j’ai demandé au chef d’entreprise s’il pouvait proposer une prestation hors service à la personne, sans réduction d’impôt, mais cela aussi est impossible. Il lui aurait fallu créer une seconde entreprise, en l’occurrence une SARL puisqu’il était déjà le fondateur d’une Entreprise individuelle, ce qui dépassait le cadre de son modeste projet.

Finalement, il s’en est sorti en passant par un intermédiaire, une société spécialisée dans le service à la personne. Il intervient en tant que sous-traitant de cette société, il rédige la facture au nom de cette société, celle-ci prélève 12 % et lui verse le reste. Une couche supplémentaire ! Heureusement, la société s’occupe des aspects administratifs induits par le service à la personne.

Enfin, remarquons que le service à la personne exclut les équipements suivants : les installations d’équipements hi-fi ou télévisuels, les matériels audio, photo ou vidéo numériques, les consoles de jeux, les GPS. A l’heure de l’interconnexion et des radios internet cela limite l’intérêt de ce dispositif.