Reprise d’entreprise

Dans le cadre des Oséades se tenaient mercredi dernier des conférences sur la reprise d’entreprise à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat d’Annecy. De quoi s’agit-il ? Une personne qui veut devenir chef d’entreprise a le choix entre créer sa propre structure à partir de zéro ou reprendre une entreprise existante. C’est ce deuxième cas qui a été abordé.

La conférence à laquelle j’ai assisté était animée par Maud Fluttaz de la CCI de Haute-Savoie qui maîtrise parfaitement le sujet. Les étapes de la reprise ont été déroulées depuis les prémisses jusqu’à l’aboutissement du projet.

Etablir son bilan personnel : lister ses expériences et compétences, définir ses objectifs, estimer ses moyens financiers.

Identifier les cibles : Se concentrer sur un secteur d’activité sans se disperser pour rester crédible, recueillir des informations sur ce secteur en utilisant tous les canaux de recherche (réseau personnel, annonces internet, cabinets privés, la CCI, la CMA, les notaires, les avocats etc.)

Faire le montage juridique. On a le choix entre :
– la reprise de fonds de commerce (on ne reprend que l’actif),
– la reprise de titres (on reprend l’actif et le passif, c’est-à-dire les dettes éventuelles). Dans ce cas, il est préférable de faire une convention de garantie de bilan pour se protéger des mauvaises surprises pouvant apparaître après la cession.
La reprise de titres implique une continuité juridique : on conserve la structure existante. Dans le cas de la reprise de fonds de commerce, on peut créer une nouvelle entreprise.
Notons également la possibilité de la location gérance dans le cas de la reprise de fonds de commerce qui permet de s’habituer progressivement à son rôle de chef d’entreprise. Parallèlement, il existe aussi la location de parts ou d’actions, mais celle-ci est peu courante.

Diagnostiquer l’entreprise : son activité (produits, marchés, clientèle, concurrence, fournisseurs), son organisation (personnel, outil de travail, contrats), son bilan (Chiffre d’affaire, ventilation, charges principales)

Evaluer l’entreprise : Il s’agit de proposer une fourchette du prix de reprise. Se faire assister d’un expert-comptable.

Négocier : Il est important d’être assisté par de bons conseils. Un avocat et un expert-comptable vous aideront à rédiger votre lettre d’intention qui est le premier acte formalisé liant les deux parties.

Financer l’opération : Un apport personnel de 30 % en moyenne est une bonne base qui démontre votre engagement. Le reste du financement sera fourni par les emprunts.

Maîtriser la fiscalité : La reprise s’accompagne d’une taxation qu’il convient de prévoir. La reprise d’un fonds de commerce est taxée sur son prix de vente à hauteur de 3 % pour la tranche entre 23000 et 200000 euros, 5 % au-delà. La reprise de parts sociales est taxée à hauteur de 3 % au-delà de 23000 euros. La reprise de titres est elle-aussi taxée.

Aides à la reprise : On pourra consulter le site www.les-aides.fr. Citons en vrac : l’ACCRE, le dispositif NACRE, Idéclic prêts d’honneur, Idéclic transmission.

Les Oséades - Conférence sur la reprise d'entreprise
Les Oséades – Conférence sur la reprise d’entreprise